Semaine des métiers de l’autonomie
- Emma Renoult
- 8 déc. 2025
- 3 min de lecture
Un enjeu national, une mobilisation locale

Cédric Bourniquel, directeur de l'ADES a ouvert le bal avec un discours de départ pour cette semaine des métiers de l'autonomie
La semaine des métiers de l’autonomie en Lot-et-Garonne portée par l’ADES avec le soutien du Conseil départemental 47, de la Carsat Nouvelle-Aquitaine et les filières d’enseignement d’aide à la personne a été efficacement menée du 24 au 28 novembre 2025, et a conforté le constat qui à la fois rassure et inquiète. Un constat rassurant car ce secteur représente une ressource inépuisable d’emplois qui ne fera que s’accentuer avec les années qui viennent. Un constat inquiétant aussi parce que ces métiers peinent à trouver les volontaires, le recrutement s’avère pourtant indispensable pour répondre à ces besoins grandissants.
Les métiers de l'autonomie regroupent les métiers de la santé et du social qui sont essentiels dans l'aide et le soin portés aux personnes âgées ou en situation de handicap. Le nombre des professionnels de l’autonomie est estimé à environ 1,4 million, et plus de 1,7 million en intégrant les services à la personne.
D’où l’importance de mobiliser tous les partenaires sociaux et financiers, institutionnels ou privés, afin de faire de cet enjeu de société le défi humaniste de demain, celui d’accompagner au mieux nos anciens vers une fin de vie digne et douce.
Théâtre interactif avec des lycéens et des personnes en recherche d’un nouveau projet professionnel, tables rondes, conférences, expositions, tous les champs liés au troisième et quatrième âge, mais aussi à la question du handicap, ont été sondés durant cette semaine pour converger vers cette préoccupation première : le besoin de formation, de recrutement, de susciter des vocations chez les plus jeunes, une réorientation ou des reconversions chez les adultes. « Tout est réalisable, nous avons la chance en Lot-et-Garonne d’avoir un panel important de structures opérant dans ce domaine des métiers de l’autonomie, qu’il s’agisse de formation initiale, de formation continue pour adultes, de structures d’accueil pour des parcours en contrats d’alternance » déclare Cédric Bourniquel, directeur de l’ADES.
Les responsables d’établissements scolaires œuvrant dans le domaine des services aux personnes (MFR, lycées professionnels publics et privés), leurs formateurs le confirment d’une même voix, l’enjeu est capital pour un futur qui a déjà commencé, répondre au défi du soutien des plus vulnérables.
Comme le souligne Cédric Bourniquel « nous sommes tous concernés, qui n’a pas un proche au sein de sa famille, de ses amis, qui a besoin d’être soutenu. Le chantier est immense, il doit être une priorité nationale. ».
Ces métiers sont en effet riches de sens, et porteurs d’utilité sociale. Cette utilité sociale est très revendiquée par les professionnels de l’autonomie. Pour autant, ces métiers sont exigeants pour ceux qui les occupent ; leurs conditions de travail et d’emploi appellent une attention spécifique ; ils rencontrent des difficultés d’attractivité, de fidélisation et d’engagement, alors même que la pyramide des âges des professionnels en poste et les évolutions démographiques conduisent à une dynamique très forte de recrutements, qui se prolongera dans les années à venir.
D’ici à 2030, les projections statistiques nous signalent que le marché du travail en France présente un déséquilibre entre les besoins de recrutement et le nombre de jeunes actifs débutants. Dans cette conjoncture peu favorable, les tensions sont particulièrement fortes dans le champ de l’aide, de l’accompagnement et du soin à la personne.









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